By Anna de Noailles

Edition enrichie (Introduction, notes)

Fille d’un prince roumain, héroïne du Paris aristocratique du début du siècle, Anna de Brancovan, comtesse de Noailles, est l’auteur de neuf recueils de vers, de trois romans et de poèmes en prose dont on trouvera ici le meilleur. Sa poésie, très autobiographique, est d’une sensibilité universelle. Elle nous permet de partager son amour de los angeles nature, mais aussi les élans et les tourments d’une femme passionnée, aux enthousiasmes communicatifs. Par l. a. magie d’une langue musicale et racée, Anna de Noailles nous touche au cœur. Son œuvre, éblouissante, est une partie de notre mémoire, de notre vie.

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Hérodote2. Quand los angeles douleur est vaste, ardente, sans mélange, Quand elle aveugle ainsi qu’un ténébreux soleil, Elle est dans l’eau qu’on boit et dans le soreness qu’on mange, Et dans les rideaux du sommeil ! Comme l’odeur du sel sur les routes marines, Comme les chauds parfums de Corse ou d’Orient, Elle emplit le poumon, étourdit l. a. narine, Et griffe ainsi qu’un diamant ! Les arceaux de l’azur, le fier tranchant des cimes, l. a. longueur des cités et leurs hauts monuments, Ne sont qu’une eau rampante et qu’un grisâtre abîme Auprès de son envolement ! — Douleur qui me comblez, chantez, voix infinie ! Attachez à mon cou vos froids colliers de fer ; Qu’importent l’esclavage et los angeles dure agonie, Je vois les mondes entr’ouverts ! J’ai vu l’immensité moins vaste que mon être ; L’espace est un noyau que mon cœur contenait ; Je sais ce qu’est avoir, je sais ce qu’est connaître, J’englobe ce qui meurt et naît ! L’ange qui healthy rêver Jésus sur l. a. montagne, Qui lui montra le monde et tenta son esprit, M’a, dans les calmes soirs des verdâtres campagnes, Tout soupiré et tout appris ! Serai-je désormais l’ermite magnanime Qui vit de son mystery, par-delà les humains ? Pourrai-je conserver, dédaigneuse victime, los angeles solitude de mes mains ? Pourrai-je, quand résonne, ô Printemps, ta cadence, Ivre du seul orgueil et des seules pitiés, Écouter l. a. secrète et chaste self assurance Qui va des soleils à mes pieds ? Ô Douleur ! je comprends, arrêtez vos batailles : Au travers de mes pleurs j’entrevois vos projets ; Un chaud pressentiment m’éblouit et m’assaille ; C’est dans ce feu que je plongeais ! Je sais, — moi qui vous tiens, vous respire, vous touche, Moi qui vis contre vous et qui bois votre vin Dans un dur gobelet collé contre ma bouche, — Quel est votre dessein divin ; Vous préparez l. a. vie avec vos sombres armes, Le corps que vous brisez rêve d’éternité, Hélas ! les purs sanglots, les tremblements, les larmes Aspirent à los angeles volupté ! Je vous avais donné… Je vous avais donné tous les rayons du temps, Les senteurs que l’azur épanche, Et los angeles lueur que fait, dans le Sud éclatant, Le soleil sur les maisons blanches ! Je n’ai jamais repris ce que je vous donnais, Si bien que dans ces jours funestes Je suis un étranger que nul ne reconnaît, À qui rien du monde ne reste. Je vous avais donné les Chevaux du Matin Qu’un dieu fait boire aux eaux d’Athènes, Et le sanglot qui naît, sur le mont Palatin, Du bruit des plaintives fontaines. Parfois, quand j’apportais entre mes faibles doigts Le printemps qui luit et frissonne, Vous me disiez : � Je n’ai de désir que de toi, Coupe tes mains et me les donne. » Mais ces dons exaltés n’étaient pas suffisants, l. a. rose manque à los angeles guirlande, Je conservais encor l. a. pourpre de mon sang, Ce soir je vous en fais l’offrande. — Ô mon ami, prenez ce sang si gai, si beau, Si fier, si rapide et si sage, Qui, dans ses bonds légers, reflétait les coteaux, Et l. a. nuée à son passage ! Que de mon cœur fervent à vos timides mains Il coule, abondant et sans lie, Afin que vous ayez, dans le désert humain, Une coupe toujours emplie.

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