Les Rêvries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau, promenades un à cinq : "L'habitude de rentrer en moi-même me healthy perdre le sentiment et presque le keepsake de mes maux, j'appris ainsi par ma propre expérience que los angeles resource du vrai bonheur est en nous, et qu'il ne dépend pas des hommes de rendre vraiment misérable celui qui sait vouoir être heureux."

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Nous entrons en lice5 à notre naissance, nous en sortons à los angeles mort. Que sert d'apprendre à mieux conduire son char quand on est au bout de l. a. carrière ? Il ne reste plus à penser alors que touch upon en sortira. L'étude d'un vieillard, s'il lui en reste encore à faire, est uniquement d'apprendre à mourir, et c'est précisément celle qu'on fait le moins à mon âge, on y pense à tout, hormis à cela. Tous les vieillards tiennent plus à los angeles vie que les enfants et en sortent de plus mauvaise grâce que les jeunes gens. C'est que tous leurs travaux ayant été pour cette même vie, ils voient à sa fin qu'ils ont perdu leurs peines. Tous leurs soins, tous leurs biens, tous les culmination de leurs laborieuses veilles, ils quittent tout quand ils s'en vont. Ils n'ont musicé à rien acquérir durant leur vie qu'ils pussent emporter à leur mort. Je me suis dit tout cela quand il était temps de me le dire, et si je n'ai pas mieux su tirer parti de mes réflexions, ce n'est pas faute de les avoir faites à temps et de les avoir bien digérées. Jeté dès mon enfance dans le tourbillon du monde, j'appris de bonne heure par l'expérience que je n'étais pas fait pour y vivre, et que je n'y parviendrais jamais à l'état dont mon cœur sentait le besoin. Cessant donc de chercher parmi les hommes le bonheur que je sentais n'y pouvoir trouver, mon ardente mind's eye sautait déjà par-dessus l'espace de ma vie à peine commencée, comme sur un terrain qui m'était étranger, pour se reposer sur une assiette6 tranquille où je pusse me fixer. Ce sentiment, nourri par l'éducation dès mon enfance et renforcé durant toute ma vie par ce lengthy tissu de misères et d'infortunes qui l'a remplie, m'a fait chercher dans tous les temps à connaître los angeles nature et l. a. vacation spot de mon être avec plus d'intérêt et de soin que je n'en ai trouvé dans aucun autre homme. J'en ai beaucoup vu qui philosophaient bien plus doctement que moi, mais leur philosophie leur était pour ainsi dire étrangère. Voulant être plus savants que d'autres, ils étudiaient l'univers pour savoir remark il était arrangé, comme ils auraient étudié quelque machine7 qu'ils auraient aperçue, par natural curiosité. Ils étudiaient los angeles nature humaine pour en pouvoir parler savamment, mais non pas pour se connaître ; ils travaillaient pour instruire les autres, mais non pas pour s'éclairer en dedans. Plusieurs d'entre eux ne voulaient que faire un livre, n'importait quel8, pourvu qu'il fût accueilli. Quand le leur était fait et publié, son contenu ne les intéressait plus en aucune sorte, si ce n'est pour le faire adopter aux autres et pour le défendre au cas qu'il fût attaqué, mais du reste sans en rien tirer pour leur propre utilization, sans s'embarrasser même que ce contenu fût pretend ou vrai pourvu qu'il ne fût pas réfuté. Pour moi quand j'ai désiré d'apprendre c'était pour savoir moi-même et non pas pour enseigner ; j'ai toujours cru qu'avant d'instruire les autres il fallait commencer par savoir assez pour soi, et de toutes les études que j'ai tâché de faire en ma vie au milieu des hommes il n'y en a guère que je n'eusse faite également seul dans une île déserte où j'aurais été confiné pour le reste de mes jours.

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