By Lars-Saabye Christensen

Le four janvier 2001, Kim Karlsen, âgé de cinquante ans, se réveille un matin dans une chambre d’hôtel au nord de l. a. Norvège. Il ne se souvient de rien. Il ne le sait pas encore, mais il est mort. Dans un univers à l. a. fois surréaliste et onirique, situé dans des paysages âpres et parfois surnaturels, Kim évolue dans une vie après los angeles mort et croise des silhouettes familières, certaines déjà rencontrées dans d’autres romans de l’auteur, comme Fred, dans le Demi-Frère (Lattès, 2004). 

La réalité bientôt nous rattrape, lorsque les proches de Kim doivent à leur journey affronter sa mort. remark réagit-on face à los angeles perte de son ami d’enfance, quand bien même on ne l’a plus vu depuis vingt ans ? 

Entre une première partie pleine de jeux de mots, de créativité littéraire et d’un humour mélancolique, et une seconde partie, aussi troublante qu’émouvante, ancrée dans une réalité bien tangible, Les Obsèques est un roman sur l’amitié et sur l’épreuve du temps sur les sentiments.

Traduit du suédois par Jean-Baptiste Coursaud

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A je l’ai déjà dit. Faites gaffe à votre matricule, tous autant que vous êtes. Personne ne m’échappe avant qu’il ne soit trop tard. Kim Karlsen a donc été confié aux bons soins du unswerving et radin capitaine. l. a. traversée, qui s’est déroulée en toute sécurité comme d’habitude avec lui, est à présent terminée. Kim Karlsen peut donc être débarqué au most desirable ponton venu. Il est l’unique passager parmi des milliers, précis et retardataire, intemporel et définitif comme il est d’ordinaire, et sans autre bagage que celui qu’il porte. Le ferry, baptisé Le Prince, rebrousse chemin sans personne sur le pont et glisse parmi les plaques de glace qui dérivent dans le brouillard rouge entre le fjord et l. a. ville, cependant que le capitaine joue à pile ou face, obtient pile, grâce à quoi il peut gratter les chiffres de l. a. lune. Il fait si doux par ici. Si doux que vous seriez les premiers à vous faire pigeonner. Le ponton tangue sur les piliers tout de vert vêtus. Le vent s’accote contre les défenses constituées de pneus énormes ayant arrêté leur direction pour protéger les embarcations. Kim Karlsen proceed los angeles sienne. Le soleil avance sur ses talons et diffuse une lumière basse sur le sol et le feuillage. Il entend des rires et des marmonnements, des soupirs et des gémissements de plaisir, quoi qu’ils puissent signifier, si vous comprenez ce que je veux dire. Kim Karlsen s’arrête finalement lui aussi, à l’instar des défenses contre le ponton, qui ne sont pas des corps morts mais le châssis du ciel, le capot des étoiles. Il jette un regard alentour. Non, fausse alerte, il ne s’arrête pas. Ce sont uniquement ses pas, d’une lenteur telle que ses pieds ne paraissent plus. Ils étincellent au contraire puisqu’il patauge dans l’argent. Regarder autour de lui, en revanche, ça il sait faire. Sur les rochers, au bout de l’anse étroite, des femmes sont étendues sur des matelas pneumatiques bleus. Elles ont une poitrine opulente, un corps plantureux, et ne portent quasiment rien. Elles dorment dans le soleil. À intervalles réguliers, elles se réveillent, se redressent à peine et s’enduisent d’une sorte de crème qu’elles puisent avec les doigts dans une boîte ronde et bleue. Elles donnent l’impression de se caresser, les unes comme les autres, côte à côte, dans de lents et d’incessants mouvements ; toujours est-il qu’elles semblent y prendre plaisir. Un autre détail fait sourire Kim Karlsen : combien de mains ont-elles en réalité ? Il n’y a pas un endroit de leur corps qu’elles n’atteignent pas : le dos, les fesses, elles s’affairent jusque dans l’entrejambe, avec une simplicité enfantine. Après quoi elles se rallongent sous le soleil. Elles ne connaissent que los angeles volupté et ignorent tout du risk dans leurs formes rebondies. Et ce sont ces femmes, en fait, qui poussent des soupirs. Soupirent-elles parce qu’elles passent un second de pur bonheur ? Elles soupirent parce qu’elles passent un second de pur bonheur et parce qu’elles n’ont rien d’autre à faire. Il ne vient pas à l’idée de Kim Karlsen de les saluer. Ce qu’il fait néanmoins : il lève le bras pour leur faire coucou.

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