By René Barjavel

'– Vous ne savez pas ce qui est arrivé? Tous les moteurs d'avions se sont arrêtés hier à l. a. même heure, juste au second où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'étaient mis en descente pour atterrir sur l. a. terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n'avez rien entendu, là-dessous? Moi, dans mon petit appartement près du storage, c'est bien un miracle si je n'ai pas été aplati. Quand le bus de l. a. ligne 2 est tombé, j'ai sauté au plafond comme une crêpe... Allez donc jeter un coup d'œil dehors, vous verrez le beau travail!'

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Il faut nous dire. Qu'est-ce qui se passe ? Quand est-ce que ça va finir ? Le vieillard, péniblement, se leva de son fauteuil. Il tremblait. – Mes bons amis... dit-il. Sa voix aigrelette ne portait pas à plus de dix mètres. – Mes bons amis, je ne peux rien vous dire, je ne sais rien. On n'a jamais vu ça. Notre technology est une technology expérimentale. Or, le phénomène qui vient de se produire ne correspond à rien de ce que nous savons. C'est en violant toutes les lois de los angeles Nature et de l. a. logique que l'électricité a disparu. Et, l'électricité morte, il est encore plus invraisemblable que nous soyons vivants. Tout cela est fou. C'est un cauchemar antiscientifique, antirationnel. Toutes nos théories, toutes nos lois sont renversées. Voir cela au terme de ma vie de savant... Il se laissa retomber lourdement dans son fauteuil. Les premiers rangs de l. a. foule virent de grosses larmes couler de ses yeux dans sa moustache blanche. Mais les gens qui se trouvaient plus loin, inquiets, curieux, voulurent aussi entendre. Les grands se haussaient sur l. a. pointe des pieds, les petits se cramponnaient aux grands. Des gamins grimpaient aux fûts des lampadaires. On se passait de rang à rang des fragments de phrase : – Il a dit que l'électricité était morte. – Ma pauvre, il a dit qu'il y comprenait rien. – Il a dit que c'était los angeles guerre. – Il a dit qu'il allait tout arranger. l. a. multitude voulut en savoir davantage. De partout à los angeles fois elle poussa vers le centre. Dix mille poitrines firent pression. l. a. foule ne fut plus qu'une masse compacte, un seul muscle contracté. Il y eut des remous, des tourbillons, des vêtements arrachés, des côtes fracturées, des caleçons souillés. l. a. voiture de M. Paul Portin healthy trois excursions sur elle-même, craqua et disparut. Le vieux savant se trouva projeté en l'air et retomba sur des épaules. Il y flotta quelques instants, puis sombra. Quelqu'un, d'une fenêtre, cria une word courte. Répétée de bouche à bouche, murmurée, hurlée, elle dissocia l. a. foule comme un acide. Par toutes les rues, hommes et femmes s'en furent en courant, pressés par los angeles crainte de ne pas arriver chez eux à temps. Il ne resta sur l. a. position que deux femmes allongées, immobiles, aplaties, et M. Paul Portin, posé sur le sol en un petit tas, le menton dans le dos et l. a. barbe rouge. Un gamin traversa l. a. grande position vide. Il poursuivait à coups de pied un caillou rond et répétait sur un air joyeux les mots qu'il venait d'entendre crier : � L'eau va manquer, l'eau va manquer... » François s'était promis de monter lentement les innombrables marches de l'escalier, pour éviter l'essoufflement. Aux paliers, des portes en plastec laiteux massif s'ouvraient sur les couloirs. Ceux-ci, larges comme des avenues, desservaient les appartements et se terminaient par un mur de verre. Si longs qu'ils fussent, ils amenaient cependant assez de clarté du jour à l'escalier pour qu'on s'y pût conduire. Et sur chaque porte se détachaient en noir les numéros de l'étage et des couloirs. Des épaves jonchaient les marches, pièces de vêtements dans lesquelles François se prenait les pieds, valises abandonnées, chapeaux.

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