By Jean Giraudoux

De 1928, date des premières représentations de Siegfried, à sa mort, en janvier 1944, Jean Giraudoux a écrit une quinzaine de pièces de théâtre qui font de lui, avec Claudel, l'auteur français le plus vital de los angeles première moitié du XXe siècle.
S'il a continué à être joué et lu depuis l. a. guerre, c'est qu'il a été le dernier écrivain à croire que le théâtre faisait partie intégrante de los angeles littérature. Loin de tout réalisme, ce théâtre prolonge jusqu'à nous les prestiges du classicisme français, dont Giraudoux a retrouvé le sort en le teintant d'ironie savante. l. a. tradition, chez lui, ne peut faire oublier son modernisme ni son appartenance à une époque qu'il a voulu placer entre les parenthèses de deux guerres.
Grand créateur de personnages, vus souvent à travers les acteurs prestigieux de los angeles troupe de Jouvet qui les ont interprétés en most appropriate, Giraudoux se signale à nous non seulement pas l. a. perfection de l'écriture, mais par une sensibilité qui lui fait retrouver, si abstrait et si raffiné soit-il, l. a. réalité des passions. Son humour léger ne l'écarte pas non plus d'une morale du bonheur, où l'éternel féminin joue un rôle de leading plan.
Qu'il utilise les grands thèmes classiques ou qu'il invente des occasions et des personnages inédits, le théâtre de Giraudoux, plus grave qu'il ne paraît, veut nous réconcilier avec l. a. vie. man Dumur

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Je ne le sais pas encore. Je sais seulement que c'est los angeles même haine. C'est pour cela qu'elle est si lourde, pour cela que j'étouffe. [Que de fois j'ai essayé de découvrir que je haïssais chacun d'une haine spéciale. Deux petites haines, cela peut se porter encore dans l. a. vie. C'est comme les chagrins. L'un équilibre l'autre. J'essayais de croire que je haïssais ma mère parce qu'elle t'avait laissé tomber enfant, Égisthe parce qu'il te dérobait ton trône. C'était fake. En fait j'avais pitié de cette grande reine, qui dominait le monde, et soudain, terrifiée, humble, échappait un enfant comme une aïeule hémiplégique. J'avais pitié de cet Égisthe, merciless, tyran, et dont le destin était de mourir un jour misérablement sous tes coups... Tous les motifs que je trouvais de les haïr me les laissaient au contraire humains, pitoyables, mais dès que les haines de détail avaient bien lavé, paré, rehaussé ces deux êtres, au second où vis-à-vis d'eux je me retrouvais douce, obéissante, une obscure plus lourde et plus chargée de haine commune s'abattait à nouveau sur eux. Je les hais d'une haine qui n'est pas à moi. ] ORESTE. - Je suis là. Elle va cesser. ÉLECTRE. - Crois-tu ? Autrefois je pensais que ton retour me libérerait de cette haine. Je pensais que mon mal venait de ce que tu étais loin. Je me préparais pour ta venue à ne plus être qu'un bloc de tendresse, de tendresse pour tous, de tendresse pour eux. J'avais tort. Mon mal,en cette nuit, vient de ce que tu es près. Et toute cette haine que j'ai en moi, elle te rit, elle t'accueille, elle est mon amour pour toi. Elle te lèche comme le chien l. a. major qui va le découpler. Je sens que tu m'as donné los angeles vue, l'odorat, de l. a. haine. los angeles première hint, et maintenant, je prends l. a. piste... Qui est là ? C'est elle ? LE MENDIANT. - Non. Non ! [Vous oubliez l'heure. ] Elle est remontée. Elle se déshabille. ÉLECTRE. - Elle se déshabille. Devant son miroir, contemplant longuement Clytemnestre, notre mère se déshabille. Notre mère que j'aime parce qu'elle est si belle, dont j'ai pitié à reason de l'âge qui vient, dont j'admire l. a. voix, le regard... Notre mère que je hais. ORESTE. - Électre, sœur chérie ! Je t'en supplie, calme-toi. ÉLECTRE. - Alors, je prends l. a. piste, je pars ? ORESTE. - Calme-toi. ÉLECTRE. - Moi ? Je suis toute calme. Moi ? Je suis toute douce. Et douce pour ma mère, si douce... C'est cette haine pour elle qui gonfle, qui me tue. ORESTE. - A ton journey, ne parle pas. Nous verrons demain pour los angeles haine. Laisse-moi goûter ce soir, ne fût-ce qu'une heure, l. a. douceur de cette vie que je n'ai pas connue et que pourtant je retrouve. ÉLECTRE. - Une heure. Va pour une heure... ORESTE. - Le palais est si beau, sous l. a. lune... Mon palais... Toute los angeles puissance de notre famille à cette heure en émane... Ma puissance... Laisse-moi dans tes bras imaginer de quel bonheur ces murs auraient pu être l'écluse, avec des êtres plus sensés et plus calmes. O Électre, que de noms dans notre famille étaient au départ doux, tendres, et devaient être des noms de bonheur ! ÉLECTRE. - Oui, je sais : Médée, Phèdre...

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