By Paul Verlaine

Verlaine, poète maudit, nait en 1844 à Metz. Il finira sa vie à Paris en 1882 dans los angeles déchéance et l'alcool. Cet ouvrage réunit les recueils, possédant une strength musicale sans pareil, de ce génie poétique violent, passionné et amant de Rimbaud.

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Bien réfléchir je n’avais pas le droit, Pour me consoler dans mon chemin étroit, De te choisir, même ô si naïvement, Même ô pour ce plan d’humble vertu cachée : Quelques champs autour d’une maison sans faste Que connaît le pauvre, et sur un bonheur chaste l. a. grâce de Dieu complaisamment penchée ! Fallait te laisser pauvre et gai dans ton nid, Ne pas te mêler à mes jeux orageux, Et souffrir l’exil en proscrit courageux, L’exil loin du fils né d’un amour bénit. Il me reviendrait, le fils des justes noces, À l’époque d’être au second d’être un homme, Quand il comprendrait, quand il sentirait comme Son père endura de sottises féroces ! Cette adoption fut le fruit défendu ; J’aurais dû passer dans l’odeur et le frais De l’arbre et du fruit sans � n’arrêter auprès. Le ciel m’a puni… J’aurais dû, j’aurais dû ! XVII Ce portrait qui n’est pas ressemblant, Qui fait roux tes cheveux noirs plutôt, Qui fait rose ton teint brun plutôt, Ce pastel, comme il est ressemblant ! motor vehicle il peint l. a. beauté de ton âme, los angeles beauté de ton âme un peu sombre Mais si chère au fond que, sur mon âme, Il a raison de n’avoir pas d’ombre. Tu n’étais pas beau dans le sens vil Qu’il paraît qu’il faut pour plaire aux dames, Et, pourtant, de face et de profil, Tu plaisais aux hommes comme aux femmes, Ton nez certes n’était pas si droit, Mais plus court docket qu’il n’est dans le pastel, Mais plus vivant que dans le pastel, Mais aussi lengthy et droit que de droit. Ta lèvre et son ombre de moustache Fut rouge moins qu’en cette peinture Où tu n’as pas du tout de moustache, Mais c’est ta souriance si natural. Ton port de cou n’était pas si dur, Mais versatile, et d’un aigle et d’un cygne ; vehicle ta fierté parfois primait sur Ta douceur dive et ta grâce insigne. Mais tes yeux, ah ! tes yeux, c’est bien eux, Leur regard triste et gai, c’est bien lui, Leur éclat apaisé c’est bien lui, Ces sourcils orageux, que c’est eux ! Ah ! portrait qu’en tous les lieux j’emporte Où m’emporte une fausse espérance, Ah ! pastel spectre, te voir m’emporte Où ? parmi tout, jouissance et transe ! Ô l’élu de Dieu, priez pour moi, Toi qui sur terre étais mon bon ange ; vehicle votre photo, plein d’alme émoi, Je l. a. vénère d’un culte étrange. XVIII Âme, Le souvient-il, au fond du paradis, De l. a. gare d’Auteuil et des trains de jadis T’amenant chaque jour, venus de los angeles Chapelle ? Jadis déjà ! Combien pourtant je me rappelle Mes stations au bas du rapide escalier Dans l’attente de toi, sans pouvoir oublier Ta grâce en descendant les marches, mince et leste Comme un ange le lengthy de l’échelle céleste, Ton sourire amical ensemble et filial, Ton serrement de major cordial et dependable, Ni tes yeux d’innocent, doux mais vifs, clairs et sombres Qui m’allaient droit au cœur et pénétraient mes ombres. Après les premiers mots de bonjour et d’accueil, Mon vieux bras dans le tien, nous quittions cet Auteuil, Et sous les arbres pleins d’une gente musique, Notre entretien était souvent métaphysique. Ô tes forts arguments, ta foi du charbonnier !

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